سه شنبه ۷ تیر ۱۴۰۱

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ECF : Études lacaniennes, Études freudiennes, Enseignement de la passe, c’est bientôt!

 

ÉTUDES LACANIENNES
Parler lalangue du corps
Éric Laurent
(PROGRAMME EN PIÈCE JOINTE)
***
Le corps et la jouissance – Le moment « Radiophonie »
۱ère séance le mardi 25 novembre
۱, rue Huysmans, 21h15
 
Quel thème de travail, pour ces « Études lacaniennes », permettrait-il de soutenir une recherche au long de ces huit rencontres, qui définisse notre espace de travail ? Lorsqu’un Séminaire de Lacan est publié, c’est lui qui définit le cadre de la recherche dans la dimension de surprise que cause la nouvelle rencontre avec le livre et le commentaire de Jacques-Alain Miller qui l’accompagne. Cette année, nous n’avons pas de Séminaire, mais nous avons le commentaire le plus récent sur le dernier enseignement de Lacan qu’a rassemblé J.-A. Miller lors de sa conférence au dernier Congrès de l’AMP. Elle expose la volonté de Lacan de substituer à l’inconscient freudien le « corps-parlant » ou le « parlêtre ». Cette conférence qui se trouve sur le site de l’AMP sous le titre « L’inconscient et le corps parlant »۱, définit des itinéraires possibles dans les derniers Séminaires de Lacan.
C’est l’un de ces itinéraires que je voudrais suivre dans ces « Études ». Nous partirons du fait que le mystère, le point de réel, est « l’union de la parole et du corps », au-delà de la pulsion freudienne qui réunissait charge libidinale et représentations dans un mythe fondateur. De ce départ, nous avancerons dans l’exploration de « l’analyse du parlêtre » à laquelle nous invite la conférence de J.-A. Miller. Nous garderons aussi présent, au long de cette étude, combien le paradigme cognitif contemporain de la psychologie veut faire taire le corps, réduit au comportement, pour n’exalter que le processus cognitif, même s’il est qualifié d’émotionnel. Nous nous demanderons aussi, tout au long de l’année, comment cette extension du symptôme permet de maintenir un lien avec les disciplines cliniques qui utilisent ce même mot de symptôme.
Chaque séance sera consacrée à la lecture d’un texte de Lacan qui est mentionné dans la conférence ou qui résonne avec elle.
 
۱ – J.-A. Miller, « L’inconscient et le corps parlant », on line.

ÉTUDES FREUDIENNES 
La jouissance chez Freud
Philippe De Georges
 
۱ère séance le mercredi 3 décembre
۱, rue Huysmans, 21h15
Notre École s’honore de son souci jamais pris en défaut pour l’étude freudienne. C’était déjà le sens de ce que Lacan avait appelé son « retour à Freud »۱, soit le retour « au sens de Freud ». Le principe était simple et le reste : « Se laisser conduire par la lettre de Freud. »۲
La lettre de Freud, donc… mais alors, n’est-il pas mal venu de proposer comme thème pour notre année d’étude freudienne « La jouissance chez Freud » ? Comme concept, celle-ci est bien à mettre, en effet, au compte de Lacan, et d’un Lacan plutôt tardif. Est-ce alors un anachronisme ? Pas vraiment, si l’on veut bien entendre qu’il s’agira de lire dans le texte freudien, depuis  « l’Esquisse » jusqu’à « Analyse avec fin et analyse sans fin » si possible, les étapes et les tâtonnements, autant de pierres d’attente de cette notion pour nous décisive. Jouissance est ainsi un point de capiton.
Car depuis « L’esquisse », les indications foisonnent, qui montrent l’intérêt jamais départi du père de la psychanalyse pour cette dimension de l’existence humaine qui échappe, au moins pour une part, au langage et à la parole. N’est-ce pas ce réel vivant que Freud repère, dans sa répétition et son exigence de satisfaction, et dont il cherche la formule et le nom ? Pulsions, au-delà du principe de plaisir et « ça », sont des jalons de cette quête. La logique de la pensée freudienne est faite tout le long des fils croisés que sont Logos et Anankè.
Avant le concept, il y a le mot de la langue et les expériences vivantes qu’il essaie d’attraper. « Je n’avais ni transports ni désirs auprès d’elle, dit Rousseau de Madame de Warens : j’étais dans un calme ravissant, jouissant sans savoir de quoi. »۳ Jean-Jacques n’est pas loin de ce que note Freud à propos de l’Homme aux rats chez qui il perçoit « une expression étrange » qu’il ne peut interpréter autrement que comme « l’horreur d’une jouissance par lui-même ignorée »۴.
Il faudra commencer par relever les différents termes utilisés par Freud, pour traduire tantôt l’excès dans le corps, irréductible au plaisir, tantôt la force irrépressible devant laquelle l’effort de dire est impuissant. Car déjà, nous notons que dans la phrase citée, c’est « Lust » qui vient sous la plume de Freud (selbst umbekannten Lust), malgré l’étrangeté, l’inquiétude et l’effroi – au-delà du plaisir – qu’il lit sur le visage de son analysant.
Nous aurons donc à suivre un fil et à nous enseigner des changements et des ruptures.
۱ – J. Lacan, « La chose freudienne », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 405.
۲ – J. Lacan, « D’un dessein », op. cit., p. 364.
۳ – J.-J. Rousseau, « Les Confessions »Livre III, Œuvres complètes, La pléiade, Tome I, Paris, Gallimard, 1959, p. 107.
۴ – S. Freud, L’Homme aux rats – Journal d’une analyse, Paris, P.U.F., 1974, p. 45.

ENSEIGNEMENT DE LA PASSE
L’empire de la responsabilité à la fin de l’analyse
 
۱ère séance Mardi 9 décembre
۱, rue Huysmans à ۲۱h
 
Pour donner une définition minimale de la notion de responsabilité, prenons ce terme en son sens étymologique, comme ce dont il s’agit de répondre. Avec la découverte freudienne, « l’empire de la responsabilité s’étend jusqu’à l’inconscient » augmentant considérablement le domaine de l’éthique de ce fait. C’est le sens de la lex freudiana, telle que Jacques-Alain Miller pouvait la formuler dans ses Lettres à l’opinion éclairée : « Ce que tu as voulu et que tu ignores, ce sont les conséquences de tes actes qui te l’apprennent ». Dans le discours analytique, il s’agit donc d’abord de se faire responsable des conséquences de ses actes, mais peut-être aussi de ses absences d’actes pourvu seulement qu’elles aient, elles aussi, quelques conséquences. Responsable, le sujet de l’inconscient l’est encore essentiellement de ce qui le fait souffrir, qu’il y prenne ou non sa part – et c’est là un point paradoxal. Pourvu qu’il se plaigne de quelque chose, il y est – même si la question demeure de savoir comment et dans quelle logique.
Le terme d’une analyse ne saurait démentir ces quelques considérations, mais la responsabilité s’y accroit peut-être encore davantage. Le dernier enseignement de Lacan, en mettant l’accent sur les incidences de lalangue sur le corps, et les jouissances qui l’habitent en deçà du fantasme découvre un pan de l’existence dont il s’agit pourtant, lui aussi, de se faire responsable. Mais en quel sens peut-on alors encore parler de responsabilité à ce propos ? Et sur quel mode se faire responsable de ce qui excède les limites du discours et du semblant ? Ces questions semblent d’autant plus cruciales que c’est au point, touchant au joint « le plus intime de sentiment de la vie », toujours à reconquérir en son fond, que s’origine tant la fin de l’analyse que l’acte analytique attendu de celui qui prétend occuper la fonction d’analyste. Pour explorer ces quelques points, avec l’ensemble des AE de l’ECF en exercice, la prochaine soirée de la passe se penchera sur « l’empire de la responsabilité à la fin de l’analyse ».
 
Soirée proposée par Anaëlle Lebovits-Quenehen et animée par Jean-Daniel Matet
Avec la participation de : Marie-Hélène Blancard, Danièle Lacadée, Michèle Elbaz, Bruno de Halleux, Bernard Porcheret et Anaëlle Lebovits-Quenehen
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  تاریخ انتشار: ۱ آذر ۱۳۹۳، ساعت: ۰۶:۵۰