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Vers Question d’École 1

 

 

 

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VERS QUESTION D’ÉCOLE 
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« La force d’une école »
Catherine Lacaze-Paule
Quand, dès 1964, Lacan laisse derrière lui le parcours bureaucratique, qualifiant, étalonné, échelonné, diplômant du psychanalyste, on peut dire qu’il ouvre alors la voie de la politique contre celle de la réglementation. En indiquant que chacun fait un contrôle « de son chef et de son choix »۱, il crée une voie pour la formation vide d’injonction, et il distingue deux raisons au contrôle, l’une étant de protéger le patient, l’autre d’assurer, de prendre la responsabilité des conséquences de la pratique analytique, soit les effets de son discours ; il lie ainsi responsabilités de chacun et du multiple. Lacan convoque et le désir du psychanalyste et le désir de l’école tout en avançant une formule paradoxale : « Le contrôle s’impose »۲. Dès lors, se pose la question : comment le contrôle peut-il s’imposer, sans être imposé?
Si l’on considère le contrôle comme une mise en forme, une mise en question, voire une mise à l’épreuve du désir du psychanalyste, le contrôle maintient aussi une antinomie entre le savoir du psychanalyste et son acte. Néanmoins, pour que les analystes restent ouverts au désir de savoir, là où la fermeture de l’inconscient peut s’obtenir du fait du savoir acquis, pour qu’ils ne cessent d’interroger ce qui ne se sait pas encore, il y faut, comme le préconisait Jacques-Alain Miller, « la force d’une école » ; et de poursuivre : « une force susceptible de remettre l’analyste dans une position analysante à l’endroit du sujet-supposé-savoir, de le remettre en rapport avec l’ignorance »۳. « L’urgence de la réalité d’aujourd’hui», c’est la formation des analystes de demain qui se confronteront plus durement encore à l’inquisition de la science, à l’injonction thérapeutique toujours plus forte, à d’autres rejets, d’autres impasses, à l’incurable, aux nouveaux modes de jouissance qui trouveront de nouvelles enveloppes pour former les symptômes de demain ; la place du savoir et de l’ignorance sera mise à l’épreuve comme question d’école. Gageons que la lanterne de l’expérience posée au juste endroit obscur de la place de l’ignorance éclairera un peu plus avant le chemin parcouru.
۱ – J. Lacan « Acte de fondation » et « note adjointe » annuaire de l’école freudienne de Paris en 1965
۲ – J. Lacan « Acte de fondation » et « Note adjointe » annuaire de Freudienne de Paris en 1965.
۳ -Cours de Jacques-Alain Miller du 8 novembre 1998.

 


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  تاریخ انتشار: ۱۷ دی ۱۳۹۳، ساعت: ۱۶:۴۷